À l'étranger ou pas, je suis toujours fana de sport. Le moins que l'on puisse dire est qu'ici je suis servi avec le baseball, le football américain, le hockey et le basket. Cerise sur le gâteau, Boston possède une équipe compétitive dans chacun de ces sports : Red Sox, Patriots, Bruins et Celtics. Actuellement, seule la saison de baseball est en cours, j'ai déjà regardé quelques matchs des Red Sox à la télé, j'aime bien mais j'aurai l'occasion d'en reparler, aussi bien du baseball que des autres sports, car j'envisage d'aller voir ces quatre équipes jouer en vrai, dans leur stade.
Avant cela, je me suis intéressé à un sport de chez nous les européens : le foot, ou plutôt le soccer comme ils l'appellent ici. J'étais assez curieux de connaître le niveau de popularité du foot chez les américains... Bah j'ai vu, ce n'est pas un pays de foot.
The game
En réalité, c'est un peu plus subtile que ça, le soccer est ici un sport qui se joue dehors, à la belle saison, pour se divertir. Il faut bien voir que de tous les sports américains, seul le basket est réellement jouable en "pick-up" (c'est à dire avec des potes sur un terrain quelconque). Pour organiser du foot US, du baseball ou encore pire, du hockey, il faut nettement plus de matériel et d'organisation, sans même parler des règles de ces sports impossibles à improviser comme cela. Du coup, le soccer en profite car il se prête parfaitement aux parties en pick-up. Dès mon deuxième week-end aux States, Mathieu, un collègue français, m'a proposé de venir jouer au foot. Il fait parti d'un groupe de gens inscrits sur un site nommé Meetup qui se retrouvent régulièrement pour jouer, vient qui veut. Je me suis donc pointé en tant qu'invité avec mon maillot du PSG (normal) et la première chose qui m'a sauté aux yeux est que la moitié des joueurs étaient des filles. Le truc impossible en France. Je joue au foot depuis des années et je n'ai quasiment jamais joué avec des filles. Mais je ne vais pas m'en plaindre !
Deuxième point notable : personne n'a de poste. On joue sur un grand terrain et personne ne se met d'accord sur qui joue où. Il n'y a pas vraiment de sens tactique non plus, on prend juste le ballon et on avise. J'ai rejoué le week-end dernier, moins de filles cette fois-ci et un niveau individuel un peu plus élevé, c'était mieux mais ça manquait encore de jeu en équipe. Ah et j'ai marqué une magnifique tête en pleine extension, the big classe. Je ne peux pas affirmer que cet exemple est représentatif de la pratique du foot ici, mais j'ai le sentiment que oui. Il n'y a pas d'engouement autour du jeu en lui même. Les gens semblent jouer au foot comme on ferait du beach-volley à la plage durant l'été. Cela étant dit, je me suis quand même inscrit au groupe car ça fait toujours plaisir de jouer au foot, ou plutôt au soccer !
The show
Le sport aux États-Unis est organisé de façon différente qu'en Europe. Pour commencer, on peut diviser les sports en deux catégories : ceux que les gens pratiquent et ceux qu'ils regardent à la télé. Le seul qui entre dans les deux catégories est encore une fois le basket (et le golf). Par exemple, j'ai vu plein de terrains de baseball, mais absolument personne en train de jouer, y compris les jours de week-end et de beau temps. Il paraît pourtant que c'est le sport numéro un dans la région. Je crois qu'en réalité personne ne joue au baseball hormis les jeunes au sein de clubs. Chez les adultes, c'est uniquement un sport télévisé pratiqué par des professionnels, avec des tonnes de statistiques et de stratégies, parfaitement entrecoupées de pubs tous les quarts d'heure.
Mais revenons au soccer, qui lui aussi passe un peu à la télé, presque uniquement des matchs du championnat anglais. C'est d'ailleurs marrant de prendre son petit dej' devant un match le dimanche matin. Et puis il y a l'équipe locale qui joue en MLS (Major League Soccer, le championnat américain) : les New England Revolutions. Ils jouent une fois par semaine et les matchs sont retransmis à la télé, mais histoire de voir ça de plus près, nous sommes allez au stade voir le match contre les Chicago Fire avec Lewis et Mathieu (deux collègues de boulot) le week-end dernier.
Le résumé du match se trouve ici, vous pourrez voir que les Revolutions ont gagné 2-0 avec un premier but assez incroyable, sauf qu'en vrai c'était moins enthousiasmant. Disons le clairement, le niveau n'est pas terrible, ça doit correspondre à du niveau ligue 2 en France, et encore. Ça manque d'intensité, de tactique, de technique, de tout. Par la beauté de la télévision, on ne montre que le bas des tribunes bien remplies, sauf que le stade était aux trois-quart vides. On voit aussi sur la vidéo des supporters qui chantent derrière le but, filmés en très gros plan car ils ne devaient pas dépasser la centaine. Quand on connait le Parc des Princes, c'est un autre monde. Mais malgré tout ils sont dans l'esprit, c'est juste que ça manque de niveau sur le terrain et de gens dans les tribunes. Dernière chose sur ce match, il se déroulait au Gillette Stadium, une cinquantaine de kilomètre au sud de Boston (ça fait loin, mais l'équipe est avant tout celle de la Nouvelle-Angleterre). Ce stade est en fait celui des Patriots, l'équipe de Football US, qui le partage avec les Revolutions. Pour les matchs de Foot US, le stade est plein à craquer ; je m'imagine la même chose que ce week-end en puissance dix et j'ai envie d'y retourner pour voir jouer les Patriots. Demain je posterai des photos, vous verrez que le stade est chouette.
Enfin, on n'appendra pas aux Américains à faire le show. Il y avait bien entendu l'hymne au début du match, interprété par une chanteuse locale et tout le monde la main sur le cœur. Il y avait bien sûr une mascotte. Mais le top du top, c'étaient les six types habillés en révolutionnaire américains, placés au bord du terrain, bien en rang, fusil à la main, et qui tiraient des salves pour célébrer chaque but. J'ai trouvé ça génial !
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